Portrait d’auteur d’… AurElisa Mathilde
Portrait d'auteur

Portrait d’auteur d’… AurElisa Mathilde

Aujourd’hui, c’est une auteur qui fait partie de notre catalogue depuis plusieurs années que nous avons décidé de mettre en avant. En plus de pouvoir retrouver sa plume au sein de deux de nos Appels à texte : Contes et Légendes et plus récemment Tatouage, AurElisa Mathile est aussi l’auteur d’ « Electric Heart » et de la série Borderline, une histoire bouleversante qui a su lui permettre d’achever de conquérir le lectorat et dont le troisième tome est déjà disponible. 
C’est en l’honneur de la sortie de sa nouvelle, « The hypocrite’s horror show », au sein de l’AT Tatouage sorti en mai dernier qu’AurElisa a accepté de répondre à quelques-unes de nos questions. 

Perdue entre rêveries et réalité, AurElisa écrit depuis l’adolescence. Aujourd’hui maman et travaillant à plein temps, elle profite de ses soirées et de ses nuits pour faire vivre ses personnages et créer sans cesse de nouvelles histoires.

Que représente votre nouvelle « The hypocrite’s horror show » pour vous ? 

Un coup de gueule ^^ Le déclic pour cette nouvelle a été une annonce de Barack Obama en avril 2015. Suite au suicide d’une jeune fille transgenre de 17 ans qui avait été forcée par ses parents à « suivre » une thérapie de conversion, il avait déclaré « être opposé aux thérapies de conversion ». Rien de plus. Pas de lois, pas de décrets interdisant ce genre de thérapies, rien si ce n’est l’ouverture d’un « débat public ». Je sais que les thérapies de conversion sont compliquées à interdire car elles se cachent sous couvert de psychothérapie, « camp de vacances » ou autres selon le pays… mais le sentiment d’injustice était là, ancré et avait besoin de s’exprimer.

Si vous deviez décrire l’histoire en 5 mots ?

  1. Amour intemporel
  2. Incompréhension
  3. Injustice
  4. Rédemption
  5. Adieu

Si vous ne deviez sauver qu’un seul de vos personnages, ce serait qui ? 

Joaquim, sans hésiter. J’ai déjà offert une fin heureuse à Andrew avec Electric Heart, Colin et Jimmy vivent leur vie en Californie et Joaquim… même si « The Hypocrites horror show » et « Electric Heart » existent grâce à lui, je le sauverais sans hésiter. Il ne méritait pas ce qu’il a vécu. Il avait le droit à une vie heureuse. Personne ne devrait avoir à se justifier d’aimer qui il aime et encore moins de souffrir à cause de sa sexualité.

Une anecdote sur votre nouvelle ? 

Je n’avais pas prévu de reprendre un des personnages de « The Hypocrites horror show » à la base. J’avais poussé mon coup de gueule, extérioriser ce que je ressentais, j’étais satisfaite. Mais Andrew m’a longtemps accompagné. J’avais cette dernière scène d’Hypocrites en tête et plus le temps passait, plus je voulais lui offrir une fin heureuse. J’ai alors commencé à réfléchir à une autre histoire : une rencontre un peu paranormale, Andrew serait obligé de vivre avec un homme extraverti et passionné, trois enfants qui feraient fondre son cœur et l’aideraient à dépasser son deuil… et hop Electric Heart a vu le jour. Une jolie conclusion pour Andrew comme pour Joaquim 😉

Que voudriez-vous dire à vos lecteurs ?

L’histoire est aussi violente que le sentiment d’injustice que j’ai ressentie à l’époque (et encore aujourd’hui…) mais il y a plus que le côté un peu « épouvante ». Il y a un amour d’adolescent, un amour fou, un amour sincère et profond capable de compréhension et d’abnégation.

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